Les marinades

Qui n'a connu le grand frisson de l'émoi craintif, de la peur joyeuse, des sueurs glacées, des nuits sans sommeil, n'a connu de véritable amour, celui qui par sa profondeur perturbe et blesse, aromate pour marinades.

08 avril 2008

La peau d'épice

J'ai rencontré Marie un dimanche en septembre,

A l'heure où le café trempe les croissants chauds

Et les oiseaux de nuit fatigués se démembrent

Après avoir sué sur des coeurs d'artichauts.

J'ai frôlé son sourire et sa boite à malice

Dans la chaude moiteur d'un jogging matinal ;

Son petit gabarit, sa jolie peau d'épice

Imprimant dans mes yeux leur touche originale.

J'ai prononcé trois mots, interpellé ses sens,

Chair de nuque tannée et transpirant beaucoup.

Tandis que dans mon short pointait une excroissance,

Son lumineux regard examinait mon cou.

Je savoure depuis son bouquet d'aromates

Quand elle est éruptive et que son bassin tangue

A imprimer mes nuits en gestes d'automate

Pour éteindre son feu, jusqu'à brûler ma langue.

Souffrant de n'être pas son horizon unique,

J'ai offert mon épaule en fiduèle soutien,

Les paumes de mes mains lui servant de tunique.

Je n'en dirai pas plus ; le reste m'appartient.

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